Bruno

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Les miroirs de l'eau

Les étangs des Ballastières | Aire-sur-la-Lys | 2012-2024

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un paysage
de tétards

Les miroirs de l'eau

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des hommes
et des femmes

Les miroirs de l'eau

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La nature
nous parle

Les miroirs de l'eau

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Un monde
d'animaux

Les miroirs de l'eau

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L'arbre
du vent

Les miroirs de l'eau

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le temps
de la flèche

Les miroirs de l'eau

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un univers
étoilé

Les miroirs de l'eau

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la lucarne
sur le monde

Les miroirs de l'eau

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Le feu
et La glace

Les miroirs de l'eau

Les miroirs de l'eau

Les étangs des Ballastières | Aire-sur-la-Lys | 2012-2024

Les étangs des Ballastières à Aire-sur-la-Lys sont d’anciennes carrières de ballasts et de graviers. Aujourd’hui une réhabilitation des lieux développe un potentiel environnemental : création de roselières, de mares, de zones protégeant les oiseaux, accueil de bovins rustiques dans les bosquets.

J’arpente régulièrement les Ballastières depuis de nombreuses années. Je photographie les paysages, les rives, les bois flottés qui dessinent leurs doubles à la surface des étangs. Ce motif de l’eau mêle invariablement deux concepts abstraits : la vérité et l’illusion.

Les paysages qui se reflètent dans l’eau sont des espaces méditatifs où le temps apparaît comme suspendu. Un bois flotté photographié en gros plan peut représenter un motif abstrait ou un sujet surréaliste. Dans le mouvement surréaliste beaucoup d’artistes désignent le plan d’eau comme une frontière psychique entre le rêve et la réalité.

Dans le miroir de l’eau j’ai découvert le monde du vivant, un paysage très poétique qui a son propre langage. La nature nous parle mais l’homme ne l’écoute pas dit Victor Hugo. Au gré du vent, à la surface de l’eau se devinent des figures animales ou humaines. Il s’y reflète des arbres aux formes irréelles ou des éléments végétaux étranges, extravagants. Il suffit de contempler pour s’apercevoir qu’un dialogue visuel peut s’instaurer entre soi et la nature.

On peut s’interroger sur la relation que nous entretenons avec le vivant. Notre mode de vie engendre de la surconsommation et une surproduction destructrice pour l’environnement. La nature ne pourra pas s’adapter aux dérèglements climatiques. SI l’on considère que l’équilibre de la nature est notre équilibre, il nous faut reconsidérer notre manière de vivre vis-à-vis du monde vivant. Ne pas être dominant. Protéger la planète et faire en sorte qu’elle soit habitable pour les générations futures.

Les temps sont critiques dit Jean-Pierre Siméon. Il est temps pour l’humanité de faire le seul choix qui lui reste : inventer les formes et les moyens d’une relation poétique à la réalité, la seule qui ne soit pas destructrice.

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